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Point d’étape de la mise en oeuvre de la Police de Sécurité du Quotidien au 13 décembre

 

Le 13 décembre dernier, Brice Blondel, préfet des Hautes-Pyrénées, Laurent Sindic, directeur de la direction départemental de la sécurité publique et le colonel Hamel, commandant le groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées ont présenté un premier bilan de la mise en place de la Police de Sécurité du Quotidien.

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

La doctrine Sécurité du Quotidien vise à déconcentrer les responsabilités au plus prés du terrain et à développer l’autonomie d’action de chaque cadre et de chaque policier.

À compter du 04 juin 2019, la Police de Sécurité du Quotidien a été déployée de manière aboutie sur l’ensemble des territoires de la Circonscription de Sécurité Publique (CSP) de Tarbes et de celle de Lourdes.Dans les Hautes-Pyrénées.

Au sein de chaque secteur Sécurité du Quotidien (4 pour la Circonscription de Sécurité Publique (CSP) de Tarbes et 1 pour celle de Lourdes) un Groupe de Partenariat Opérationnel (GPO) a été mis en place.
Animées par le référent Police de secteur et le représentant du Maire, les GPO se réunissent une fois par mois et regroupent les principaux acteurs locaux de la sécurité : police nationale, mairies, préfecture, polices municipales, bailleurs sociaux, éducation nationale, sociétés de transport collectif de personnes, associations de commerçants, association SAGV (gens du voyage), service sécurité du sanctuaire de Lourdes.

Les objectifs de ces réunions sont de :
- définir collectivement des actions concrètes, simples, réalistes et circonscrites dans le temps.
- désigner les services ou acteurs chargés de leur application,
- déterminer le chef de file de leur conduite.
Ces mesures s’inscrivent dans un calendrier bien délimité dans le temps (un mois) et sont systématiquement évaluées.

BILAN DES GROUPES DE PARTENARIAT OPERATIONNEL (GPO)

Sur les 6 premiers mois de fonctionnement, les GPO se sont réunis à 30 reprises. Cela a permis de prioriser certaines problématiques de sécurité et autant de plans d’action. A ce jour, 27 problématiques de sécurité ont été réglées et 16 problématiques sont toujours en cours mais avec une amélioration de la situation.

L’action de la DDSP65 est centrée sur son coeur de métier :
- le recueil de l’information à destination des missions voie publique, judiciaire ou renseignement ;
- le déploiement de dispositifs techniques de sécurisation et de tranquillité publique (patrouilles, opérations de contrôles, prévention, actions de sensibilisation par le Policier Formateur Anti Drogue...) ;
- le renforcement de dispositifs de l’accueil des victimes et de développement du lien police/population,
- la détermination d’objectifs judiciaires d’initiative dans une logique de tranquillité publique, notamment dans le domaine de la lutte contre le trafic de produits stupéfiants.

A titre d’exemple, les thématiques de sécurité qui ont été collectivement les plus retenues sont les nuisances générées par des rassemblements avec suspicion de consommation d’alcool et/ou stupéfiants, les troubles de voisinage, les nuisances générées par la présence de marginaux sur certaines places publiques, les installations illicites de gens du voyage ou encore la vitesse excessive sur certains axes routiers.

Toujours dans le cadre des objectifs sécurité fixés en GPO, la lutte contre l’économie souterraine générée par le trafic de drogue reste une priorité forte. Depuis le mois de juin 2019, des affaires marquantes de lutte contre le trafic de produits stupéfiants, en redonnant de la tranquillité publique à certains quartiers ont été réalisées.

DISPOSITIFS RENFORCANT LE LIEN ENTRE LA POLICE ET LA POPULATION

- Participation aux réunions municipales de quartiers (12 réunions sur les 10 premiers mois de l’année 2019), pour expliquer à la population, les actions mises en oeuvre et les résultats obtenus.
- Amélioration de l’accueil du public et en particulier des victimes d’infractions : limitation des délais d’attente pour la prise des plaintes, multiplication des signalements de victimes au service d’aide aux victimes local « France Victimes 65 ».
- Priorisation des dépôts de plaintes des partenaires de la DDSP 65 (mairies, transporteurs publics, bailleurs sociaux, commerçants, pompiers, CAF...).
- Optimisation de l’élucidation des affaires judiciaires au profit des victimes.
- Affichage dans les accueils des commissariats des indicateurs de performance « transparence » sur la qualité et l’efficacité du service public.
- Meilleure prise en compte des doléances de la population : pour toute doléance écrite, un contact est systématiquement pris avec le requérant et un plan d’action est défini pour traiter la problématique de sécurité.
- Mise en œuvre de dispositif de la participation citoyenne, pour lutter contre les cambriolages. Un recensement de volontaires référents voisins est en cours.

GROUPEMENT DE GENDARMERIE DEPARTEMENTAL

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la sécurité du quotidien, 3 grandes thématiques ont été définies (contact, prévention intervention) permettant d’orienter l’action des gendarmes.

Néanmoins, chaque compagnie fait évoluer un contrat opérationnel qui définit les missions et actions attachées à la spécificité du territoire. Elles sont le plus souvent concertées localement avec les élus, pour produire des résultats concrets sur le terrain.

Elles sont régulièrement évaluées quant à leur intérêt opérationnel ou à la possibilité de les faire évoluer, voire d’en mettre en œuvre de nouvelles, toujours plus adaptées à l’environnement local.

Ainsi, en octobre et novembre 2019, tous les maires du département implantés en zone gendarmerie ont été consultés pour connaître leur niveau d’adhésion aux actions conduites, leur connaissance des dispositifs et identifier les pistes d’évolution dans un cycle d’amélioration continue.

De manière générale, il ressort que la PSQ est globalement conforme aux attentes avec une relation entre gendarmerie et élus satisfaisantes ainsi qu’une disponibilité et une écoute soulignées. Près de 90 % des maires consultés, de manière anonyme, font part de leur grande satisfaction quant à l’action de la gendarmerie sur leur territoire et 86 % d’entre eux ont le sentiment que leurs concitoyens sont satisfaits du service rendu.

Par ailleurs, souhaitant s’ancrer toujours plus en profondeur dans les territoires, la gendarmerie des Hautes-Pyrénées met en place une dispositif de prévention et de lutte contre la délinquance en milieu rural. L’objectif est de donner un caractère
officiel à la coopération déjà existante avec les acteurs de la faune et de la flore et les élus du territoire.

DISPOSITIF DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE EN MILIEU RURAL

Ce dispositif de prévention et de lutte contre la délinquance en milieu rural est mis en place par le préfet des Hautes-Pyrénées et le groupement de gendarmerie par le biais d’une convention qui crée un réseau « protecteurs du monde rural » dans le département.

L’objectif est de conjuguer les efforts communs pour lutter efficacement contre toutes les formes d’insécurité et de délinquance en milieu rural et plus particulièrement au sein des territoires de plaine, de montagne et des massifs forestiers des Hautes-Pyrénées.

Le réseau « protecteurs du monde rural » est un réseau de vigilance complémentaire des dispositifs territoriaux de participation citoyenne et thématiques (« Vigicommerces » par exemple) ayant pour objectif majeur d’informer au plus vite et d’impliquer tous les acteurs du monde de la Faune et de la Flore dans une « co-production » de sécurité selon le mode d’action global visant à « Observer, Alerter, et Sensibiliser ».

Il s’agit d’apporter une meilleure réponse aux préoccupations en développant l’échange des informations relatives à la prévention de la délinquance en général et à la lutte contre les infractions à la loi pénale et au code de l’environnement en particulier.

7 acteurs du monde de la Faune et de la Flore et les associations des maires du département ont signé la convention :
- l’association des maires ruraux des Hautes-Pyrénées,
- l’association départementale des maires des Hautes-Pyrénées,
- l’association des piégeurs agréés des Hautes-Pyrénées,
- l’office national des forêts,
- le parc national des Pyrénées,
- la fédération départementale des chasseurs,
- l’association des lieutenants de louveterie des Hautes-Pyrénées,
- la fédération des gardes particuliers des Hautes-Pyrénées
- l’agence française pour la biodiversité.

Plus d’informations dans le dossier de presse : psq bilan v3 (format pdf - 837.2 ko - 16/12/2019)