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L’État lance un plan de 20 millions d’euros pour inciter les Français à utiliser le vélo

 

Aujourd’hui, la voiture reste le moyen de transport utilisé par la majorité des Français qui se rendent au travail, même pour les trajets de moins de 1 km, et 60% des trajets effectués en France en temps normal font moins de 5 km.

Pour réduire la pollution, les bouchons et les dépenses en carburant, l’État veut donner les moyens aux salariés, en particulier dans cette période de déconfinement, d’avoir recours à des modes de déplacement plus propres et moins onéreux.

Les semaines à venir représentent une occasion pour de nombreux Français de choisir le vélo ou la marche pour se rendre au travail ou faire des déplacements de proximité, à défaut de pouvoir faire du télétravail.

Le déconfinement est le moment d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir. C’est aussi un mode de déplacement qui permet de maintenir la distanciation sociale.

Se déplacer à vélo ou à pied, c’est :
• Economique : pour une distance moyenne de 10 km par jour, le prix de revient est de 100 €/an à vélo contre 1000 €/an en voiture. A pied, sur distance plus courte, le déplacement est « gratis » à l’année.
• Bon pour la santé : 30 minutes de vélo ou de marche pratiquées quotidiennement, c’est moins 30% de risque de maladies (cardiovasculaire, cancer, diabète type 2 …). Le vélo réduit le stress et permet de perdre du poids.
• Ecologique : le vélo comme la marche ne font pas de bruit et ne polluent pas. Ils ont donc une incidence positive sur l’environnement ambiant notamment par l’amélioration de la qualité de l’air. C’est un avantage important dans la lutte contre l’épidémie, étant donné que « la pollution de l’air peut être un facteur aggravant des impacts sanitaires lors de la contagion par le Covid-19 » selon Atmo France.

L’État lance un plan de 20 millions d’euros pour inciter les Français à utiliser le vélo
La ministre de la Transition écologique et solidaire a dévoilé, jeudi 30 avril, un plan doté de 20 millions d’euros pour faciliter la pratique du vélo lors du déconfinement. Elaboré avec la fédération des usagers de la bicyclette (FUB), ce plan comprend :

• un "coup de pouce vélo réparation" qui offre une prise en charge jusqu’à 50€ pour la remise en état d’un vélo au sein d’un réseau de réparateurs partenaires,

• des formations gratuites "coup de pouce remise en selle" pour apprendre ou réapprendre à rouler à vélo en sécurité : de 1 à 2 heures d’apprentissage, individuellement ou en groupe, avec un moniteur expérimenté.

• un "coup de pouce stationnement vélo" pour financer à 60% le coût d’installation des places de stationnement provisoire pour les vélos.
L’ensemble du dispositif est détaillé sur la plateforme Coupdepoucevelo.fr

• Le forfait mobilités durables entre en vigueur pour accompagner le déconfinement
Initialement prévu le 1er juillet, le Gouvernement a avancé la date de mise en œuvre du forfait mobilités durables pour accompagner le déconfinement. Une forme d’incitation financière à abandonner la voiture individuelle.
Ce forfait permet aux employeurs de prendre en charge jusqu’à un montant de 400€ les frais de déplacement de leurs salariés sur leur trajet domicile-travail effectué à vélo ou à l’aide d’autres services de mobilité partagée.
 
Un soutien au développement des pistes cyclables temporaires pour des trajets sécurisés
Les pistes cyclables temporaires constituent une solution simple et adaptée pour permettre aux cyclistes de se déplacer en sécurité, soit en créant de nouvelles voies de circulation pour les vélos soit en élargissant des pistes cyclables existantes. Le Gouvernement prend des mesures de soutien à la mise en place de ces pistes cyclables temporaires par les collectivités territoriales. Pour cela, les services de l’État apportent leur soutien technique et financier, notamment avec la mobilisation du fonds de dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) par les préfets.