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Comment faire ?

 


Voici la démarche et quelques conseils. Comme il s’agit avant toute chose d’une relation d’adulte à enfant, dont vous êtes familier, le premier conseil est de rester vous-même.

1ère étape : Partager vos observations


Le comportement d’un enfant vous préoccupe, sans que vous puissiez spécifier de faits précis et caractérisés. Le partage de ces impressions ou intuitions avec le responsable de la structure, la confrontation de vos observations et de votre ressenti avec ceux d’autres membres de l’équipe s’imposent. C’est une première étape nécessaire, qui permettra de résoudre le problème ou aidera à mieux l’identifier.

N’hésitez surtout pas à solliciter un conseil en cas de doute, de questionnement, si la situation devient lourde, si les avis internes sont très partagés, ou simplement pour bénéficier d’une écoute distanciée de la situation que vous vivez.

Vous pouvez contacter :

Mme Rozé DDCSPP – Service Jeunesse Sport Vie Associative
Tél : 05 62 46 42 21 ou 05 62 46 42 33 (Mme Foucault-Picart)

Mme Gomez Conseil Général des Hautes-Pyrénées - CRIPS
Tél : 05 62 56 51 31 ou 05 62 56 73 73 (Mr Mitaut)

2ème étape : Mettre le soutien et l’écoute de l’enfant au centre de vos préoccupations


Allez au-devant de l’enfant en proposant une écoute, facilitez le dialogue et créez les conditions favorables à un échange avec lui. « Comment te sens-tu aujourd’hui, serais-tu fatigué, tu n’as pas envie de jouer, quelque chose te chagrine, je peux t’écouter si tu le souhaites », sans être intrusif ni pressant vis-à-vis de l’enfant.

Si l’enfant vous fait des confidences, recueillez sa parole le plus fidèlement possible, telle qu’elle s’exprime, sans la reformuler (ne pas changer les mots utilisés ni les tournures, ne pas occulter les silences…)

Bannissez les questionnements inquisiteurs, les remarques maladroites ou ambiguës (« Es-tu vraiment sûr de me dire la vérité…, j’ai du mal à croire à ça…, c’est impossible cette histoire… »)

Ne le faites pas répéter son récit ou sa confidence, et rassurez le.

3ème étape : Les observations, faits ou mots sont confortés ou pas.


L’échange en équipe, l’attention que vous avez portée à l’enfant, vous ont permis de confirmer les éléments inquiétants ou au contraire de les infirmer.

Si vous avez conforté le caractère inquiétant de la situation, reportez-vous à la fiche correspondant au degré de gravité observé, tout en plaçant la protection de l’enfant au centre de vos actions.

Au contraire, ce sont d’autres raisons qui ont participé à produire ces comportements et votre attention a permis à l’enfant d’aller mieux. Il va poursuivre ses activités, profiter de son séjour et vous allez l’y aider.